Du travail mais pas de volontaires, le casse-tête des chefs d ..

Si l’avenir était dans la plomberie-chauffagerie?? Des formations existent. © blorette Facebook Twitter Google+ Email Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte 6 L’artisanat du bâtiment souffre. Les chefs d’entreprise ont du mal à recruter et leur activité en pâtit. Une formation collective de plombiers-chauffagistes et couvreurs pourrait être la solution.

Ils sont plombiers, chauffagistes, électriciens, couvreurs, charpentiers, maçons ou encore menuisiers, ils sont dirigeants d’entreprise et tous, autour de la table, dressent le même constat : « Recruter est une véritable GALERE ».

Que leur société soient implantée à Limoges, Isle, Saint-Junien, Blond ou Ambazac, le parcours du combattant pour trouver un salarié est le même. « J’ai enfin réussi à recruter un conducteur de travaux, maintenant il me faut un plombier », souligne l’un ; « Moi, j’ai besoin d’un maçon, d’un couvreur et d’une personne pour me seconder », détaille un autre.

Tous cherchent depuis de longs mois et commencent sérieusement à désespérer… 

S’ils sont tous rassemblés dans les locaux de Pôle emploi à Ester à l’invitation de la Capeb 87 (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), c’est pour « trouver ensemble des solutions, vous accompagner et mettre la main à la pâte », explique Benjamin Chimol, le secrétaire général de la Capeb 87.
« Nous avons tous les outils qu’il faut pour former et embaucher mais personne à mettre en face », assure dépité l’un des chefs d’entreprise. « Il nous faut des gens motivés, qui veulent se lever le matin pour aller bosser, le reste on s’en débrouille », renchérit un autre.

« Le problème aujourd’hui, c’est que les jeunes veulent être “Youtuber” ou “Instagramer”. Nous devons les mobiliser, nous devons nous retrousser les manches car nous n’avons pas su mettre nos métiers en valeur, il faut dire aussi que l’Éducation nationale ne nous a pas vraiment aidés, envoyant vers nos filières ses moins bons éléments », ajoute Pierre Goursaud, premier vice-président de la Capeb 87, en charge de la formation.

La reconversion, un vivier ?

Ces futurs employeurs cherchent à recruter du côté de l’apprentissage, dans les effectifs de leurs confrères qui partent à la retraite et ne trouvent pas de repreneurs, dans les chantiers de réinsertion ou encore chez les personnes en reconversion professionnelle. Gilles Coudert, de la société Kaori Constructions à Isle, vient d’embaucher un infographiste. « Je cherche qu’un d’intelligent, de motivé, qui a envie d’apprendre un métier et d’évoluer. S’il n’y connaît rien en charpente ou en couverture, ce n’est pas grave, ça s’apprend », affirme-t-il.

Même s’ils ne s’interdisent rien, les difficultés sont, pourtant, bien présentes mais inchiffrables. « Les chefs d’entreprise sont tellement découragés qu’ils ne déposent même plus d’annonces », indique une conseillère Pôle emploi.

Aussi pour aider ces artisans à trouver chaussure à leur pied, la Capeb 87 s’est-elle associée avec Constructys, l’OPCA* de la construction et Pôle emploi pour mener une action collective, plus précisément, une POEC, soit une préparation opérationnelle à l’emploi collective.