Dans une société "dirigée par les machines", le Bourbonnais ..

Bernard Farinelli publie un nouveau livre : reprendre la main © Agence MOULINS Facebook Twitter Google+ Email Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte 1 Retrouvons dès aujourd'hui les savoir-faire oubliés et reprenons la main sur les pratiques de demain… C’est le message du nouveau livre de Bernard Farinelli qui milite pour « l’art du faire soi-même ».

Dans une société "de plus en plus dirigée par les technologies", où le numérique et les machines remplacent les savoir-faire traditionnels, il est possible de créer les conditions d’un retour du travail de la main, un retour à l’artisanat.

Tout au long de 92 pages rédigées d’une plume alerte et acérée, c’est en tout cas l’incantation argumentée du nouveau livre de Bernard Farinelli : Reprendre la main. Reprendre la main ? Une question d’urgence absolue, affirme l’auteur installé à Saint-Aubin-le-Monial (Allier).

Bernard Farinelli s’alarme d’une humanité dont il observe la « déshumanisation » provoquée, selon lui, par un modèle de civilisation soumis « à la tyrannie du rendement et à la fuite en avant dans les produits de masse issus de l’anonymat des chaînes de montage ».

L’objectif du grand marché économique mondial est que le citoyen ne puisse plus rien faire par lui-même, qu’il soit pris en main

Bernard Farinelli 

Au XXIe siècle, que peut faire l’individu par lui-même ?, s’interroge-t-il. Sa réponse est limpide : « L’objectif du grand marché économique mondial est justement que le citoyen ne puisse plus rien faire par lui-même, qu’il soit pris en main. La multiplication de logiciels, capables de produire les objets les plus perfectionnés, de développer les calculs infinis, d’élaborer des robots pour remplacer le travail des hommes, est une réalité dont la progression laisse peu de temps pour réagir ».  

Après un demi-siècle d’industrialisation intense, Bernard Farinelli estime que « l’organisation de la grande dépendance de l’être humain bat son plein ». Un brin passéiste, un poil réactionnaire, un tantinet anxiogène, le discours de l’auteur bourbonnais ? Anticipant cet éventuel procès de repli sur soi et de marche arrière toute, Bernard Farinelli assène que la revalorisation des savoir-faire est, au contraire, un impératif pour bâtir un avenir pacifié dans lequel les personnes, les économies, les territoires seront plus libres et plus autonomes.